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Harmonie municipale Rollingergrund

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HarmoRol Gala 2025

Notre histoire

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« Il n’est pas possible que notre quartier n’ait pas sa propre société de musique pour accompagner nos manifestations locales ! »

C’est avec cette conviction qu’un groupe de pionniers s’est lancé, en 1946, dans la création de la Fanfare Rollingergrund.

Il fallait trouver des musiciens et des instruments, mais aussi, bien entendu, un chef. Assez rapidement, une première équipe fut constituée. Le 16 juin 1946, 21 musiciens parcoururent le quartier en jouant le Hämmelsmarsch et récoltèrent ainsi les premiers fonds destinés à la nouvelle société de musique.

L’assemblée constitutive officielle eut lieu un mois plus tard, le 10 juillet 1946. La société musicale du Rollingergrund disposait désormais de bases solides sur lesquelles elle pouvait construire son avenir.

Depuis lors, l’Harmonie Rollingergrund, comme elle se nomme à partir de 1954, s’appuie sur un certain nombre de constantes qui lui permettent de conjuguer tradition et progrès, continuité et évolution.

La première étape importante de son développement fut le passage de la fanfare à l’harmonie. L’arrivée des instruments à vent de la famille des bois permit non seulement d’augmenter l’effectif, mais surtout d’enrichir les sonorités et d’élargir le répertoire. Une constante accompagna cette évolution : le premier chef, Mely Schumacher, qui ne se retira qu’une fois cette étape pleinement accomplie.

Son successeur, Jean Genson, accorda une attention particulière à la relève. Il travaillait avec les jeunes musiciens avant les répétitions et n’hésitait pas à les intégrer très tôt à l’orchestre. Ainsi, au sein de l’Harmonie Rollingergrund, jeunes et moins jeunes, débutants et musiciens expérimentés ne se contentaient pas de faire de la musique ensemble : ils contribuaient également au développement de l’association. Jean Genson dirigea l’Harmonie Rollingergrund pendant 23 ans. Après son décès inattendu, Gilbert Holzem reprit la direction musicale. Nouvelles idées, nouveau répertoire, nouvelles méthodes de travail : les jeunes musiciens assumèrent progressivement davantage de responsabilités. Cette évolution conduisit finalement, en 1992, à la nomination de Roland Schiltz, clarinettiste issu des rangs de l’Harmonie, au poste de nouveau chef.

Toutes ces évolutions musicales n’auraient toutefois pas été possibles sans le soutien d’un comité pleinement engagé, veillant également au bon fonctionnement matériel de la société. Il pouvait compter sur l’aide de nombreux bénévoles et amis de l’Harmonie, toujours prêts à donner un coup de main.

Des bals furent organisés, des pièces de théâtre furent jouées ; plus tard vinrent les thés dansants, les grillades au Cactus, le catering lors du Tour de Luxembourg, une fête sur la terrasse, des soirées harengs ou encore des soirées raclette…

Là aussi, il fallait régulièrement trouver de nouvelles idées. C’est ainsi qu’en 1986, d’anciens membres de l’Harmonie fondèrent une Amicale, qui soutient encore aujourd’hui la société en mettant à sa disposition du matériel très varié : instruments, polos, tentes, réfrigérateurs et bien d’autres équipements.

De nouveaux projets visant à faire progresser constamment l’Harmonie sur le plan musical furent également développés sous la direction d’Ivan Boumans, puis par l’actuel chef, Uilson Castro.

Au cours des vingt dernières années en particulier, l’Harmonie s’est considérablement internationalisée. Aujourd’hui, les répétitions sont multilingues et la musique est devenue la langue commune de tous. Une belle évolution qui s’accompagne cependant d’un nouveau défi : la relève se fait plus rare et les jeunes musiciens manquent.

Mais là encore, pas question de rester les bras croisés. Depuis peu, l’Harmonie dispose d’un orchestre des jeunes, qui n’en est certes encore qu’à ses débuts. Mais sans oser entreprendre quelque chose de nouveau, il devient impossible, à terme, de préserver une tradition aussi longue.

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